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Les étudiants visent des diplômes plus prestigieux que les générations précédentes.

D’ici à 2022, selon les projections du ministère de la Recherche, les cursus universitaires de master devraient accueillir 14.000 nouveaux inscrits.

Les étudiants visent des diplômes plus prestigieux que les générations précédentes. Une tendance observée dans l’imposant rapport Repères et références statistiques 2019, publié par le ministère de l’Enseignement supérieur. En 2018, 67.000 étudiants supplémentaires se sont inscrits en master par rapport à 2010. Soit 579.000 élèves en tout. Une véritable armée de futurs bac+5 ! Et certains ne s’arrêtent pas là. Reconversion précoce, année de césure, double-diplôme, voire doctorat : les années d’études s’étirent à n’en plus finir. Mais pour quelles raisons ?

"Je trouve qu’on nous demande trop tôt de faire des choix cruciaux", estime Marie, 25 ans, qui a bifurqué du droit au journalisme. "Après avoir validé mon master 2 à l’université Toulouse 1 Capitole, j’étais un peu perdue. J’ai décidé de passer à autre chose". Pendant un an, elle est surveillante dans un collège puis enchaîne quatre mois chez EDF en tant que juriste, avant de connaître sa première période de chômage. La jeune femme déprime.

Contre toute attente, c’est un rendez-vous avec une conseillère d’orientation qui débloque la situation. "Elle a compris que le journalisme pouvait satisfaire mes besoins permanents d’apprendre, de créer et de me déplacer", explique Marie, qui ne regrette pas sa reconversion précoce. "Dans la foulée, je suis entrée dans une école de journalisme parisienne pour apprendre les bases du métier". Son objectif serait d’intégrer la rubrique police-justice d’un grand quotidien. Un poste à la fois proche et éloigné de son premier cursus juridique.

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Mise à jour : 2 octobre 2019