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Géographiquement, ils sont issus d’un périmètre très large couvrant la totalité de l’Aisne, voire une partie de l’Oise : {{le collège Marie de Luxembourg }} a en effet été sélectionné parmi les établissements axonais pour la présence de son internat permettant aux jeunes les plus éloignés d’intégrer la structure dans les conditions matérielles les plus adéquates. {{Redonner à ces jeunes le goût de l’école, leur donner envie de venir en classe et de travailler, telle est la vocation première du micro-collège.}} Remobiliser leur niveau scolaire et les amener jusqu’au diplôme national du brevet en sont deux autres, tout aussi importantes. Ces élèves nécessitent un accompagnement particulier du fait de leurs besoins et problématiques diverses : ils trouvent dans cette structure de dimension restreinte l’écoute, l’attention et l’accompagnement dont ils ont besoin pour s’épanouir à nouveau au collège.
{{Objectifs :}} - rescolariser des élèves dans deux modules de niveau quatrième et troisième. - diplômer des élèves en les préparant aux épreuves du DNB, DNB professionnel, CFG et à la validation du socle commun de connaissances et de compétences. Le micro-collège doit également permettre aux jeunes de construire et consolider leur projet personnel d’orientation pour une orientation post 3ème .
{{Micro-lycées et micro-collèges}} Lutte contre le décrochage scolaire Les micro-lycées et les micro-collèges sont des structures qui accueillent des élèves aux itinéraires complexes et en rupture de scolarité. Ils proposent à ces décrocheurs des parcours de reprise d’études (modules de rescolarisation et/ou diplômant). Ces établissements bénéficient de moyens de l’académie et de partenaires, dont notamment le Conseil régional des Hauts-de-France et des Conseils départementaux de l’Aisne et de la Somme.
{{L’académie d’Amiens dispose de 3 micro-lycées :}} -* Amiens (Somme) (ouvert depuis 2013) au lycée Delambre, 90 places ; -* Creil (Oise) (ouvert depuis 2015) au lycée Jules Uhry, 45 places ; -* Saint-Quentin (Aisne) (ouvert depuis 2017) au lycée Jean Bouin, 30 places. {{et de 2 micro-collèges implantés à :}} -* La Fère (Aisne) depuis janvier 2019 et annexé au collège Marie-de-Luxembourg, 30 places ; -* Amiens (Somme) depuis janvier 2020 et annexé au collège Guy Maréchal, 30 places.
{{Un micro-collège créé en Picardie pour relancer les "décrocheurs"}} {Editeur : Huffington Post (AFP) Date publication : 29/01/2021} https://www.huffingtonpost.fr/entry/un-micro-college-cree-en-picardie-pour-relancer-les-decrocheurs_fr_6013c9b0c5b622df90f23462 “Au fil de l’année, ils prennent confiance”: dans l’Aisne, un micro-collège remet en selle les décrocheurs du système scolaire grâce à un accompagnement spécifique, un dispositif qui suscite désormais l’intérêt dans d’autres régions. Ouverte en 2019 à {{La Fère}}, cette structure de retour à l’école (SRE) accueille une trentaine d’élèves de 13 à 16 ans en décrochage depuis plus d’un an. Deux classes, une salle d’informatique et une de repos leur sont réservées dans une annexe du collège Marie-de-Luxembourg, le seul de cette commune de 2.800 habitants. Seule la cour sépare les deux structures et les élèves peuvent se mêler aux 400 autres lors des récréations. “Mais il arrive souvent qu’au début, les phobiques scolaires restent dans la salle de repos. Au fil de l’année, ils prennent confiance et sortent avec les autres”, relève Laurence Pomarelle, coordinatrice du micro-collège. Harcèlement scolaire, situation familiale délicate, difficultés scolaires, problèmes de santé: la rupture a des causes multiples. “J’ai été harcelée à l’école primaire et ça a continué au collège. Je n’arrivais plus à aller à l’école, j’avais peur”, confie Amandine, 13 ans, en 4e. Madison, en 3e, était “malpolie avec les profs, ils ne m’écoutaient pas, je leur parlais mal”. {{Réconcilier les décrocheurs avec l’école}} {{Ici, “l’objectif est de réconcilier l’enfant avec l’école, donner le goût de l’apprentissage et le préparer aux épreuves du brevet pour ensuite accéder à une orientation dans le système traditionnel”,}} résume Laurence Pomarelle. Mot d’ordre: prendre son temps. “Ce n’est pas l’enseignant qui rythme le cours, mais l’inverse”, précise Sophie Rodrigues, professeur du pôle science, membre de l’équipe de six enseignants, tous volontaires. “Tout est individualisé, si un élève ne va pas bien, on prend le temps de discuter avec lui et on attend qu’il se sente mieux pour reprendre le travail”. En cet après-midi de janvier, elle donne un cours de mathématiques aux 3e. Les élèves vont et viennent, de la salle d’informatique à la salle de classe. “On les laisse bouger, ils peuvent se lever, se déplacer. J’expérimente de nouvelles méthodes d’enseignement, notamment avec des jeux, des travaux en petits groupes, nous avons beaucoup de liberté”, explique l’enseignante. “Le maître n’est pas sur un piédestal à dispenser son savoir devant des enfants qui se taisent et écoutent. Ici, c’est une relation horizontale”, complète Laurence Pomarelle. Tout en soulignant: “ils restent des adolescents. Avec leurs fragilités, les ressentis sont parfois exacerbés”. Les journées sont moins chargées qu’en collège classique et il n’y a pas de devoirs à la maison. “J’arrive mieux à me concentrer, car on est moins nombreux et les profs nous comprennent”, explique Lisa, 13 ans. {{Retrouver le plaisir de l’école}} Le micro-collège a aussi transformé Amandine qui a pris confiance en elle: “je prends plaisir à venir à l’école. Avant je détestais travailler. Aujourd’hui, je suis moins triste et moins agressive, j’ai des amis. Et nous avons tous un tuteur, un des professeurs, qui nous aide si besoin”. L’admission se fait sur dossier. “Il faut que l’enfant soit volontaire mais aussi que ses parents le soutiennent”, relève la principale Nathalie Oudin. Qui tire un bilan positif du dispositif: “nous n’avons qu’une année de recul, mais sur les élèves de 3e de l’année dernière, on a eu de très belles surprises. Sur 15 enfants, 2 sont en seconde générale, d’autres en bac pro et quelques-uns en CAP. On a juste un échec, une jeune fille qui a tout arrêté”. Après La Fère, une structure similaire vient d’ouvrir à Amiens. Au total, ces établissements se comptent “sur les doigts d’une seule main” en France, selon Philippe Delignières, coordonnateur de l’académie d’Amiens pour les SRE (structures de retour à l’école). “Le système traditionnel a vocation à rester universel, mais au vu du nombre de demandes de visites reçues d’autres académies, je pense que ces structures vont se développer en France”, estime-t-il.
{{Académie d'Amiens - 11 décembre 2020 · Bienvenue au micro-collège de La Fère, dans l’Aisne !}} https://www.facebook.com/AcademieAmiens/videos/807836376727599/

Un micro-collège pour relancer les "décrocheurs"

Pour aider les décrocheurs du système scolaire, un dispositif a été mis en place dans un collège de l’Aisne.

Géographiquement, ils sont issus d’un périmètre très large couvrant la totalité de l’Aisne, voire une partie de l’Oise : le collège Marie de Luxembourg a en effet été sélectionné parmi les établissements axonais pour la présence de son internat permettant aux jeunes les plus éloignés d’intégrer la structure dans les conditions matérielles les plus adéquates.

Redonner à ces jeunes le goût de l’école, leur donner envie de venir en classe et de travailler, telle est la vocation première du micro-collège. Remobiliser leur niveau scolaire et les amener jusqu’au diplôme national du brevet en sont deux autres, tout aussi importantes.
Ces élèves nécessitent un accompagnement particulier du fait de leurs besoins et problématiques diverses : ils trouvent dans cette structure de dimension restreinte l’écoute, l’attention et l’accompagnement dont ils ont besoin pour s’épanouir à nouveau au collège.


Objectifs :
- rescolariser des élèves dans deux modules de niveau quatrième et troisième. - diplômer des élèves en les préparant aux épreuves du DNB, DNB professionnel, CFG et à la validation du socle commun de connaissances et de compétences.
Le micro-collège doit également permettre aux jeunes de construire et consolider leur projet personnel d’orientation pour une orientation post 3ème .


Micro-lycées et micro-collèges
Lutte contre le décrochage scolaire

Les micro-lycées et les micro-collèges sont des structures qui accueillent des élèves aux itinéraires complexes et en rupture de scolarité. Ils proposent à ces décrocheurs des parcours de reprise d’études (modules de rescolarisation et/ou diplômant). Ces établissements bénéficient de moyens de l’académie et de partenaires, dont notamment le Conseil régional des Hauts-de-France et des Conseils départementaux de l’Aisne et de la Somme.


L’académie d’Amiens dispose de 3 micro-lycées :

  • Amiens (Somme) (ouvert depuis 2013) au lycée Delambre, 90 places ;
  • Creil (Oise) (ouvert depuis 2015) au lycée Jules Uhry, 45 places ;
  • Saint-Quentin (Aisne) (ouvert depuis 2017) au lycée Jean Bouin, 30 places.

et de 2 micro-collèges implantés à :

  • La Fère (Aisne) depuis janvier 2019 et annexé au collège Marie-de-Luxembourg, 30 places ;
  • Amiens (Somme) depuis janvier 2020 et annexé au collège Guy Maréchal, 30 places.


Un micro-collège créé en Picardie pour relancer les "décrocheurs"
Editeur : Huffington Post (AFP)
Date publication : 29/01/2021

https://www.huffingtonpost.fr/entry/un-micro-college-cree-en-picardie-pour-relan...

“Au fil de l’année, ils prennent confiance” : dans l’Aisne, un micro-collège remet en selle les décrocheurs du système scolaire grâce à un accompagnement spécifique, un dispositif qui suscite désormais l’intérêt dans d’autres régions.

Ouverte en 2019 à La Fère, cette structure de retour à l’école (SRE) accueille une trentaine d’élèves de 13 à 16 ans en décrochage depuis plus d’un an. Deux classes, une salle d’informatique et une de repos leur sont réservées dans une annexe du collège Marie-de-Luxembourg, le seul de cette commune de 2.800 habitants.

Seule la cour sépare les deux structures et les élèves peuvent se mêler aux 400 autres lors des récréations. “Mais il arrive souvent qu’au début, les phobiques scolaires restent dans la salle de repos. Au fil de l’année, ils prennent confiance et sortent avec les autres”, relève Laurence Pomarelle, coordinatrice du micro-collège.

Harcèlement scolaire, situation familiale délicate, difficultés scolaires, problèmes de santé : la rupture a des causes multiples.

“J’ai été harcelée à l’école primaire et ça a continué au collège. Je n’arrivais plus à aller à l’école, j’avais peur”, confie Amandine, 13 ans, en 4e. Madison, en 3e, était “malpolie avec les profs, ils ne m’écoutaient pas, je leur parlais mal”.

Réconcilier les décrocheurs avec l’école

Ici, “l’objectif est de réconcilier l’enfant avec l’école, donner le goût de l’apprentissage et le préparer aux épreuves du brevet pour ensuite accéder à une orientation dans le système traditionnel”, résume Laurence Pomarelle.

Mot d’ordre : prendre son temps. “Ce n’est pas l’enseignant qui rythme le cours, mais l’inverse”, précise Sophie Rodrigues, professeur du pôle science, membre de l’équipe de six enseignants, tous volontaires.

“Tout est individualisé, si un élève ne va pas bien, on prend le temps de discuter avec lui et on attend qu’il se sente mieux pour reprendre le travail”.

En cet après-midi de janvier, elle donne un cours de mathématiques aux 3e. Les élèves vont et viennent, de la salle d’informatique à la salle de classe.

“On les laisse bouger, ils peuvent se lever, se déplacer. J’expérimente de nouvelles méthodes d’enseignement, notamment avec des jeux, des travaux en petits groupes, nous avons beaucoup de liberté”, explique l’enseignante.

“Le maître n’est pas sur un piédestal à dispenser son savoir devant des enfants qui se taisent et écoutent. Ici, c’est une relation horizontale”, complète Laurence Pomarelle. Tout en soulignant : “ils restent des adolescents. Avec leurs fragilités, les ressentis sont parfois exacerbés”.

Les journées sont moins chargées qu’en collège classique et il n’y a pas de devoirs à la maison. “J’arrive mieux à me concentrer, car on est moins nombreux et les profs nous comprennent”, explique Lisa, 13 ans.

Retrouver le plaisir de l’école

Le micro-collège a aussi transformé Amandine qui a pris confiance en elle : “je prends plaisir à venir à l’école. Avant je détestais travailler. Aujourd’hui, je suis moins triste et moins agressive, j’ai des amis. Et nous avons tous un tuteur, un des professeurs, qui nous aide si besoin”.

L’admission se fait sur dossier. “Il faut que l’enfant soit volontaire mais aussi que ses parents le soutiennent”, relève la principale Nathalie Oudin. Qui tire un bilan positif du dispositif : “nous n’avons qu’une année de recul, mais sur les élèves de 3e de l’année dernière, on a eu de très belles surprises. Sur 15 enfants, 2 sont en seconde générale, d’autres en bac pro et quelques-uns en CAP. On a juste un échec, une jeune fille qui a tout arrêté”.

Après La Fère, une structure similaire vient d’ouvrir à Amiens. Au total, ces établissements se comptent “sur les doigts d’une seule main” en France, selon Philippe Delignières, coordonnateur de l’académie d’Amiens pour les SRE (structures de retour à l’école).

“Le système traditionnel a vocation à rester universel, mais au vu du nombre de demandes de visites reçues d’autres académies, je pense que ces structures vont se développer en France”, estime-t-il.


Académie d’Amiens - 11 décembre 2020 ·
Bienvenue au micro-collège de La Fère, dans l’Aisne !

https://www.facebook.com/AcademieAmiens/videos/807836376727599/

Mise à jour : 3 février 2021